Mon Loulou d'amour, les anges n'ont jamais été si beaux, depuis que tu es là haut .

 

Lorsque tu as cessé de respirer, je suis descendu droit en enfer....Comme tu me manques...

 

Le temps efface les blessures, je n'oublierai jamais ce que nous avons vécu...les bons moments, et, les mauvais, je les laisse où ils sont...

Les jours passent, la douleur réside toujours, tu es toujours dans mon coeur, qui ne cesse de verser encore et encore des pleurs.

 

Je t'ai veillé,

Etoile filante.

Aujourd'hui,

Tu me veilleras et me protègeras...

 

 

Je ne pourrai jamais t'oublier, mon Loulou d'amour...

 

 

 

 

Comment écrire toute notre histoire...Marie...

Si belle fut-elle ...

Je n'avais que 20ans, lorsque je t'aperçu de la fenêtre de chez un ami...

Je te regardais...

Jusqu'à cette invitation, où je me suis retrouvée face à toi, tu ne me regardais même pas...tu me taquinais en caressant ma nuque nue...

Après avoir eu chacune de nous, une déception amoureuse, nous nous sommes rapprochées...

Puis avons partagé notre vie ensemble...Nous étions si heureuses jusqu'a ce qu'elle ne ressurgisse dans notre boite au lettre.

Tant sont mes regrets de l'avoir laissé s'introduire dans notre vie, tant la peur de te perdre à en faire n'importe quoi, juste par vengeance du mal qu'elle t'avait fait, mais aussi du miens...

Jusqu'à ce que cela devienne impossible à survivre...

Trahisons, mensonges qui nous a séparé, je t'ai quitté, je ne pouvais plus être dans l'ombre, dieu sait combien je t'aimais...Notre histoire c'est écroulé, lorsque je t'ai dis que c'était terminé.C'était un 15 Août...

Je reprenais mes cours, toi là-bas, mais ayant toujours l'oeil sur toi...moi me tapant ma tête contre les murs, rien que de t'imaginer ne plus m'aimer...

Les quelques mois ont passé, jusqu'à ce weekend de ton anniversaire le 23 Octobre 2003, ou, j'étais revenue rien que pour toi et moi...pour être prêt de toi...

Tu étais si heureuse que je sois là...Moi encore plus rien que d'être prêt de toi.

Les jours ont filé, tu te plaignais de fatigue...

Le médecin lui disait que c'était viral, cela persistait...

Tu montais en température, jusqu'à ce que je quitte mes cours, ne trouvant pas cela logique, cette persistance de fièvre, et où je suis rentrée chez nous dans l'espoir de rencontrer le médecin...Celui-ci disait toujours la même chose, c'est viral, anémie...

Puis des examens, coloscopie, j'étais moi à Besançon en stage à la SNCF...j'avais demandé à ma soeur de te veiller, pendant mon absence...Jamais je ne remercierai autant ma soeur de m'avoir supplée...

Jusqu'a ce qu'elle me téléphone pour m'informer de ton état de santé et où je me suis écroulée, j'ai demandé à te parler en sanglotant, je t'ai dis combien je t'aimais, qu'il fallait se battre, qu'on y arriverait...puis je suis rentrée à ton chevet. 

Lors de mon arrivée à tes cotés tu t'étais déjà fait opérer, à ton réveil, j'ai téléphoné en salle de réveil, tu n'étais pas encore réveillée, j'ai demandé à l'infirmière de te dire que je t'aimais très fort dés ton réveil ...tu es restée en réanimation plusieurs jours, puis, tu es partie en maison de convalescence.

Je souhaitais savoir ton état de santé, je me suis entretenue avec le Cancérologue après mes cours, cet entretien, où le médecin m'apprenait qu'il ne te donnait que quelques semaines peut être quelques mois, et où moi je l'ai supplié de faire le maximum, que si besoin était, j'avais un peu d'argent...et je suis partie en pleurant, effondrée, je ne pouvais même plus prendre le volant, j 'ai laissé ma voiture sur le route, et je continuais à marcher et pleurer.

J'ai téléphoné à ma soeur, pour récupérer la voiture...Merci mille fois ma soeur, si tu savais à quel point j'étais en train de mourir à l intérieur...

Je continuais tant bien que mal mes études, je prenais soin de Marie, ses papiers, son linge...être prêt d'elle...Je voulais profiter d'elle...en me taisant face à son état de santé...qui m'étais impossible à réaliser et me tenir face à toi, sans rien te dire.

Puis mon téléphone à de nouveau sonné, c'était au mois de février, j'étais sur la route pour rejoindre ma Marie, quand ma soeur me demanda où j'étais, je lui répondis que j'arrivais, elle m'a dit de me dépêcher...

Je suis arrivée, Marie avait les yeux livides, elle me regardait avec tellement de tendresse et d'amour, je me suis écroulée derrière un mur, ma soeur et le frère de Marie m'ont dit ça va aller...

Une ambulance est venue chercher Marie, j'ai suivi derrière...l'attente était longue, puis elle fut transférée dans une chambre, en extrême surveillance à la recherche d'un microbe...moi je l'ai veillé, dès la fièvre montée, j'allais chercher les infirmières pour faire des prélèvements sanguin à la recherche de ce microbe...Ca  agaçait Marie...

J'étais tellement mal, qu'au mois de Mars, je suis sortie en boite et j'en ai même perdu mon permis pendant six mois, j'étais alcoolisée, droguée...

Puis j'ai pris la décision de m'occuper de Marie après l'obtention de mon diplôme, pendant les six prochains mois, en continuant d'effectuer les tests de recrutement à la SNCF.

N'ayant plus le permis, c'était ma soeur qui m'emmenait et venait me rechercher le soir, pour pouvoir être prêt de toi.

Je passais des après-midi entiers avec toi, on faisait des photos, je te prenais dans mes bras, je t'emmenais te balader ...(en dehors de sa chimio), je l'accompagnais même pendant sa chimio, tous les rendez vous avec les cancérologues j'étais là...

Ayant réussi tout les tests sncf, j ai été recruté, et je prenais mes fonctions un 21 Décembre 2004.Jusqu'à Mars 2005, je me concentrais sur bien évidemment ma dernière étape l'école SNCF.(+ De 500 stations de gare à apprendre, les produits SNCF à savoir par coeur et bien évidemment, savoir les vendre) ...mais je continuais à m'occuper de toi ma Marie, je sortais des cours, je prenais le train et révisais mes cours dans le train, sortie du train je bondissais dans ma voiture pour rejoindre Marie et être auprès d'elle.Puis je rentrais à la maison et je me remettais dans mes cours. Celà pendant plus de trois mois sans relâche.

J'ai obtenu l'examen en pleurant d'une extrême fatigue.

Puis ensuite, je te prenais avec moi Marie certains weekend.De façon à ce qu'elle profite de chez elle aussi. Je l'emmenais faire les boutiques etc...On passait nos weekend ensemble...à se retrouver...son état évoluait soit en bien, soit en moins bien, mais j'étais toujours prêt d'elle au RDV avec le Cancérologue...jusqu'à ce que la chimio ne soit plus efficace, comme le souhaitaient les médecins. Ils attendaient que Marie reprenne des forces, pour commencer un nouveau traitement...Quand je ne pouvais pas aller la voir le soir, car je quittais à 20h, j'y allais le matin, je restais au moins une bonne heure. Je lui apportais des fruits frais, des gâteaux, des nouveaux produits pharmaceutiques, pour ses lèvres abîmées par le traitement...ses vêtements propres...Je me souviens d'un matin ou Marie m'a téléphoné, pour me dire que l'hôpital l'avait mise dans une chambre avec 2 ou 3 autres personnes, que la vue qu'elle avait c'était le cimetière!!!

J'ai bondi, il était tôt le matin, je lui ai dit,j'arrive...

J'ai accouru à l'hôpital, j'ai demandé sur le champ la surveillante générale, et j'ai mis en avant la chartre du patient, en les menaçant et de changer de Chambre Marie dans les plus bref délais. Que si ce n 'était pas fait dans l'après midi, je revenais...puis je suis partie rassurer Marie, en lui disant que c'était un malentendu, qu'elle allait changer de chambre dans la journée.

Dans l'après midi, j'ai pris contact de nouveau avec le service de Marie, qui m'a indiqué son nouveau numéro de chambre, quelques minutes plus tard Marie m'appela pour me dire qu'elle était dans sa nouvelle chambre.

Elle était une battante, les médecins lui interdisaient de se lever, étant très fragile, jusqu'à ce que j'arrive et me regarde et se lève...Elle se battait...elle me le démontrait...chaque jour...

elle me taxait un briquet pour même brûler son duvet au dessus de ses lèvres...c'était ma Marie...Elle me demandait de lui faire les sourcils, c'était un bout de femme, une vrai femme, merveilleuse...tellement gentille pour ceux qu'elle aimait.

Je n'ai jamais aimé le mois de Mai.

J' y avais perdu mon petit ami, alors que je n'avais que 16/17 ans.

Pourtant c'est le mois de mon anniversaire, mais toute façon je n'étais pas la bienvenue dans ce monde d'avance.

Les médecins allaient bientôt commencer une nouvelle chimio...Marie allait plutôt bien.

La veille de mon anniversaire je suis passée comme d'habitude la voir, on a discuté...puis elle m'offre mon cadeau d'anniversaire, que je ne voulais pas accepter. Puis je suis partie au travail.

Puis, je suis partie chez Angélique, la voir et pour me reposer. J'appelais toujours Marie 2,3,4 fois dans la journée quand je n'étais pas prêt d'elle.

Elle me disait s'être fait pipi dessus, je lui répondis que cela arrivait quelques fois, quand on est pas bien, un peu malade...qu'il n'y avait pas de quoi s'alarmer, si seulement j'avais su...

Le lendemain, je rentre après avoir effectué mon travail, comme par habitude, je lui téléphone, mais cela ne répondait pas. Je retentais, mais cela ne décrochait pas. je me suis dit ,ne pas insister elle devait certainement dormir.

Le lendemain matin, je me réveille, la première chose que je fais c'est lui téléphoner, rien à faire, cela ne répond toujours pas. Alors, je bondis à la douche, me prépare, et saute dans ma voiture la rejoindre.

Lorsque j'arrive devant sa chambre, je frappe, aucune réponse...je rentre...pas de réaction, Marie était là mais ne réagissait pas, ne me reconnaissait même pas...je pleurais de chagrin, j ai couru vers le médecin, je lui explique, il va la voir immédiatement, là elle réagit, il lui demande si elle sait où elle est, elle répondit oui à l hôpital, mais c'est tout...j'étais impuissante...je me suis entretenue avec le médecin, il m'a dit de pas m'inquiéter, qu'il allait procéder à des examens...

Je suis partie travailler, dans l'après-midi j'ai eu de nouveau le médecin qui m'apprenait qu'elle avait une aseptémie, je ne comprenais pas ce que cela voulait dire. J'ai donc téléphoné à ma soeur pour lui demander de rechercher ce que c'était ce mot, puis elle m'annonça une infection du sang...j'étais déboussolée, du mal au travail, puis j'ai sauté dans le premier train, pour la rejoindre et passer la nuit à son chevet, je lui prenais la main, elle me serrait très fort, comme si elle savait que c'était moi qui était là...J'ai appelé son frère, en lui expliquant ce qu'il se passait, il est venu immédiatement, on a donc pris la décision de ne pas la laisser seule...je suis donc rester toute la nuit prêt d'elle, le samedi, je travaillais, je rentrais que vers 17h00, son frère a donc pris le relais le samedi matin toute la journée. Lors de mon arrivée dans sa chambre après 17h00, j'ai frappé et je suis rentrée, Marie a réagi, elle m'a suivi du regard, son frère n'en revenait pas, qu'elle réagisse autant, lorsque j'étais face à elle et elle me murmure "j'ai mal"...J'ai informé l'infirmière qui m'a demandé de sortir pour lui administrer de la morphine par intraveineuse.

Puis elle c'est endormie...La morphine l'avait complètement shooté. Je suis restée prêt d'elle à lui dire tout ce que j'avais à lui dire jusqu'à ce que son frère soit revenu le soir assez tard pour reprendre la relève.

Le lendemain, dimanche, je rejoins Marie et reprends le relais, j'avertie ses plus proches amies de venir lui rendre visite, sans doute une dernière fois. Je les ai laissé une à une être prêt d'elle. Moi je pleurais sans cesse, je n'arrivais plus à me contenir.

Le soir, son frère est revenu, puis à souhaiter passer la nuit avec sa soeur. Je n'ai pas refusé...c'est son frère...il y tenait.

Le lendemain, je le rejoins, on discute, puis il me demande d'aller récupérer les affaires de Marie à la maison de convalescence. Je lui dis d'accord, j'y vais. Je jette un oeil sur Marie, me dit dans ma tête attends moi, puis les infirmières arrivaient pour lui faire sa toilette. Alors je suis partie sur place. Je suis arrivé à la maison de convalescence avec les larmes aux yeux, les infirmières de la maison de convalescence étaient-elles aussi en larmes, puis je suis partie.

J'ai déposé ses affaires à la maison. Puis,repartie retrouvée Marie et son frère.

J'arrivais dans le hall de l'hôpital, j'appelle l'ascenseur...quand subitement son frère apparaît avec des sacs dans sa mains, et, là je me suis effondrée,hurlé... c'était le 30 mai 2005, non loin de midi...J'ai appelé ma soeur, qui est venue directement à moi, et m'a prise dans ses bras...

J'ai demandé à la voir encore une fois, je me suis approchée d'elle, son visage était reposé, elle était si belle...

Puis, ensuite moi, je suis descendue en enfer...Je n'ai jamais été aussi malheureuse de ma vie, je me suis renfermée sur moi même, l'alcool, la drogue...Je n'arrivais plus à continuer, tellement j'avais si mal, comme si on m'avait arraché le coeur...

 

 

Marie,

Tu es partie,

Je n'ai pu te dire mille fois merci,

Je reste anéantie.

 

Aujourd'hui toutes mes journées pleurs,

Me font teriblement peur.

 

Toi que j'ai tant aimé,

Peux-tu me pardonner?

Pour ne pas t'avoir exprimé tant étaient mes regrets, de t'avoir quitté.

 

J'avais tant esperé.

 

Aujourd'hui, je n'ai qu'une seule pensée,

Si tu savais seulement,

Combien je t'aimais et t'avoir donné toute ma sincèrité...

A toi,

Marie.

 

 

 

 

 

 

 

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